Mes activités d’élaboration et d’accompagnement m’offrent l’obligation et l’opportunité d’observer, de questionner voire d’analyser le réel - ou ce qui m’est donné à voir - mais aussi les vocables, les propos, les tirades, les querelles, exposés à l’envi.

L’incompréhension, l’agacement, l’irritation, parfois l’indignation me gagnent confrontée à ces déferlements, exonérés de rigueur, prompts à la vindicte, au monologue condescendant, à l’auto- légitimité, peu avares de leurs contradictions et amnésiques.

Aucun secteur, aucune activité ni aucune discipline ne semblent résister totalement à ces faiblesses. Cette généralisation est-elle réconfortante ?

L’intuition, ô combien éclairante, me ramène une fois encore à la

tempérance.

Christian Godin dans son dictionnaire de philosophie évoque une « vertu qui modère les désirs, les passions. L’une des quatre vertus cardinales, d’origine platonicienne, correspondant à l’idéal grec de juste mesure à égale distance d’un excès et d’un défaut. »

Sans entrer ici dans les distinctions platoniciennes et aristotéliciennes de la sōphrosunē (tempérance) l’étymologie de cette dernière désigne sagesse de l’esprit, sang-froid, maîtrise de soi, sobriété et retenue. Elle convoque pareillement la connaissance de soi et la modestie.

Et tout s’éclaircit sur la voix et la voie à cultiver s’agissant notamment de communication, d’expression et de ce qui doit forcément les précéder...


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