Que de crises nous traversons autant qu’elles nous traversent, si loin des seules considérations sanitaires., aveuglantes quoique éclairantes.

Pourfendeurs du terrorisme (ou doctrine de la terreur), chantres de la démocratie, hérauts des valeurs républicaines et autres libertés fondamentales, que sommes-nous devenus ?

Je me souviens, inquiète, de la longueur de la chaîne évoquée par Cavanna parlant de la Liberté.
D’aucuns auraient-ils oublié que la liberté d’expression et la liberté d’information garantissent la liberté d’opinion ? Que vaut d’encourager le débat, s’il est dénué de la controverse et de la polémique ? À quoi bon favoriser la pensée, si elle est unique, uniforme, pire, soumise ? Pour quoi valoriser connaissance et recherche dans un périmètre sous tutelle, où le tenir-pour-vrai peut l’emporter ?


Le délit de blasphème existerait-il, désormais outrage à quelque divinité laïque autoproclamée autant qu’irritable ?


L’heure est-elle au culte du consensus mou, aux compétences serviles, à l’obédience obséquieuse ?
Ainsi, Hannah Arendt écrivait-elle dès 1961 dans La crise de la culture :
La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat.

Qu’avons-nous donc fait qu’il nous faudrait défaire, un tantinet lucides, forcément adultes, sans doute audacieux, mais mus par un désir légitime et le sens du possible ?

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