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Sortir de sa zone de confort...

Est-ce bien raisonner ?

 

D’humeur badine quoique très sérieuse, j’achoppe depuis bien longtemps sur quelques formules dont on gage leur intention bienveillante ou stimulante, ainsi :

« Sortir de sa zone de confort »

Mantra pour certains, invitation pressante ou douce injonction pour d’autres, voilà bien une expression qui m’incommode. Celles et ceux qui me connaissent, apprécieront là mon recours à l’euphémisme.

Ladite formule s’insinuant dans toutes les sphères d’activités humaines (des adultes aux enfants) n’est-elle pas troublante ?

Pourquoi donc devrions-nous sortir de cet état de confort, donc agréable, qu’on ne cesse, par ailleurs et sous d’autres formes, de convoiter, d’invoquer voire de promettre ? Du bien-être à la qualité de vie...partout.

Rappelons que ledit confort tient selon une définition consensuelle à l’ensemble des commodités […] qui procurent le bien-être.

À quoi donc tiennent cette pensée et sa vulgate qui nous enjoignent avec un naturel et un aplomb confondants, de sciemment renoncer à ce qui nous fait du bien ou nous sentir bien ?

S’il ne s’agit pas en réalité de confort pourquoi et pour qui user et abuser du terme ? Question de simplification voire de zonage répliqueront maladroitement certains…

S’il s’agit bien de confort, qu’a-t-il de délétère ou de préjudiciable, en vertu de quoi ou de qui ?

Les antonymes du mot confort étant inconfort, abandon voire misère, nous faut-il entrer dans leurs zones respectives pour satisfaire à l’injonction ?

Au-delà des intentions très diverses que sert l’usage de ladite formule, ne peut-on y déceler un goût certain de l’antienne et la manifestation d’une paresse sinon à élaborer du moins à questionner ?

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